Street Art

Posté par naitsirch le 1 janvier 2012

Cet article prolonge le texte écrit sur Mr Brainwash en évoquant quelques véritables artistes du Street Art. Le phénomène de marché impose aux artistes de transposer les oeuvres in situ dans un autre format, type affiches signées et éditées à plusieurs exemplaires qui reprennent les caractéristiques formelles des oeuvres réalisées dans la rue ; pour les plus grands dont Invader, André et Shepard font partie, il y a une marque visuelle fortement identifiable à chacun – le rubiscube, les visages au tracé noir épais, le personnage Mr A. On peut certes considérer que ces pièces d’un nouveau format enlève un peu du caractère premier, sauvage, border line et illégal constitutifs des oeuvres urbaines mais elles ont le mérite de laisser trace.

Fairey Shepard

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Visage en gros plan du boxeur André the Giant

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Transposition sur affiche éditée  à 350 exemplaires : estimation 100-300 euros

 

Invader

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Graphisme du jeu Space Invader sur céramiques, collées en hauteur dans une rue à Paris

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 Principe du rubiscube transposé sur affiche signée, Shining: estimation 150-300 euros

 

André

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Mr A réalisé à la peinture à la bombe sur le mur d’une rue

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Le personnage Mr A transposé sur affiche, signée et éditée à 50 exemplaires : estimation 200-400 euros

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Mr Brainwash ou l’art de la supercherie

Posté par naitsirch le 21 décembre 2011

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Il suffit de regarder le reportage sur le Street Art de Banksy « Faites le mur » pour comprendre le génie, la capacité imaginative, et la maîtrise technique des artistes de ce mouvement urbain. On découvre également dans ce reportage qui est une oeuvre d’art en soit comment Thierry Guetta après avoir filmé les performances de ces artistes devient Mr Brainwash. Frustré dans son rôle de cameraman, Guetta veut devenir lui-même un artiste du mouvement ; il a été le témoin de leurs performances géniales notamment celles de Banksy et Invader qui lui accordent leur confiance. Face au succès de l’exposition monumentale de l’artiste cagoulé Banksy à Los Angeles, Mr Brainwash surfe sur le succès du Street Art et récupère les recettes de ses artistes devenus ses amis pour créer à la chaîne de pâles copies de leurs oeuvres. Son exposition est encore plus grandiose que celle de son maître Banksy en nombre de pièces mais malheureusement pas en terme de qualité : ses oeuvres sont fades, à la frontière du ridicule que Mr Brainwash finit par franchir - il suffit de l’entendre parler de son travail pour comprendre la supercherie. Ses oeuvres conservent le seul intérêt d’être un petit reflet des années 2000 qui ont vu l’émergence de cet art éphémère. Pour cette raison seulement, il peut valoir la peine d’acquérir une de ses oeuvres, au moins pour rire de la brève histoire de cet artiste. Ces pièces ne trouvent pas souvent preneur aux ventes aux enchères : ne mettez donc pas plus de 1500 euros pour une oeuvre originale, au risque de perdre à la revente, et moins de 400e pour un multiple – Bat Papi and Cat Nana ci-dessous par exemple rehaussé de taches de café.

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Walter Scott

Posté par naitsirch le 27 novembre 2011

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Water Scott a été influencé dit-il par l’expressionnisme allemand et Picasso, deux références de qualité. On pense aussi et surtout à Robert Combas et plus largement à la Figuration Libre. L’artiste né en 1973 travaille sur de grands formats en peinture à l’instar de Combas, et réemploie des estampes qu’il rehausse de couleurs vives appliquées directement du tube de peinture.

Sa cote est encore basse, il vend davantage à l’étranger qu’en France, son pays d’origine. Sa cote va de quelques centaines d’euros pour des gravures rehaussées jusqu’à 5000 euros pour des peintures de grand format. Des encres ou peintures sur papier, sur lesquelles il privilégie des couleurs criardes et fluorescentes, se vendent encore à moins de 500 euros.

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Les photographies (extra)ordinaires d’Olivier Metzger

Posté par naitsirch le 23 octobre 2011

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Olivier Metzger est un jeune photographe qui vit et travaille à Arles. Exposé l’an passé à la galerie Bertrand Grimont à Paris, cette année à Slick, sa série des Night Shots est devenue célèbre : des animaux errants sont photographiés en gros plan face à nous, une femme est seule chez elle vue depuis la rue, ces portraits sont pris sur le vif au cours de sorties nocturnes pour saisir l’image imprévue ou recherchée. Un point commun entre tous ces shots, la solitude du photographe et du sujet représenté, capturé. Finalement une rencontre née de la solitude des êtres.

La cote de l’artiste, très basse il y trois ans, va à coup sûr monter cette année et davantage encore à l’avenir ; la maison de ventes Leclere à Marseille ne s’est pas trompée en estimant une Marylin issue de la série des Night Shot entre 4000 et 5000 euros d’un bon format de 110 x 153 cm.

Vous pouvez encore trouver des oeuvres à prix abordables à moins de 3000 – 4000 euros dans sa galerie parisienne qui contrôle de très près la vente de ses tirages que le photographe a offert à son entourage pour quelques centaines d’euros alors qu’il était infirmier.

 

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Yayoi Kusama ou l’art du pois

Posté par naitsirch le 16 octobre 2011

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Révélée au grand public par ses oeuvres reprenant de manière obsessionnelle le motif du pois, Yayoi Kusama est exposée au Centre Pompidou à Paris dans une grande rétrospective regroupant plus d’une centaine d’oeuvres.

L’obession du point dont l’artiste raconte l’origine par la vision de petites fleurs rouges sur une nappe la conduit à entrer dans un établissement psychiatrique.

La cote de cette représentante d’un Pop Art japonais est relativement élevée : ses peintures se vendent entre 30 000 et 300 000 euros.

Sa fameuse Pumpkin, qu’elle multiplie dans différents coloris et recouverte de points noirs – transposée en sculptures de cheminées ou monumentales installations allant de 2000 à 160 000 euros - est devenue aussi célèbre que l’Hommage à Priape ou le Cadeau (fer à repasser) de Man Ray.

 

 

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Moisset, coloriste

Posté par naitsirch le 25 septembre 2011

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S’il est né au début du 20e siècle, avec un prénom médiéval, Raymond Moisset est pourtant résolument moderne – au sens de modernité – et contemporain. Grand coloriste, voir l’oeuvre sur papier reproduite ci-dessus, il invente (après une période figurative moins intéressante) un art informel aux figures abstratisantes aux connotations sexuelles non sans rappeler Bacon – voir la série des grands formats ci-dessous (datées des années 60-70). Corps objet représenté sans tête, deux troncs imbriqués avec un traitement presque médical du ventre par la couleur, quatre jambes vues de dos aux couleurs non réalistes s’apparantant à des légumes fauves, la réflexion de Moisset sur l’homme se traduit sur la toile par des formes qui deviennent animales. 

Les oeuvres sur papier, des études pour son travail sur toile, bien que rares, se vendent en dessous de 500 euros ; les peintures d’un bon format entre 1000 et 2000 euros seulement. Dans les années 80, il tombe peu à peu dans l’abstraction géométrique avec toujours le même talent de la couleur : grandes compositions estimées autour de 2000 euros.

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Fabrice Hybert sans le t

Posté par naitsirch le 31 juillet 2011

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Fabrice Hyber - qui a décidé d’enlever le t de Hybert en 2004 - est certainement un des artistes contemporains français les plus connus à l’étranger. Il conçoit son oeuvre comme une oeuvre globale et chacun de ses travaux (alternant dessin, peinture, sculpture, vidéo, installation) fait donc référence à un précédent et se fera l’échos dans une future pièce. La thématique de son travail est plurielle et très large si bien qu’on le retrouve dans de nombreuses expositions collectives, dans Paris-Delhi-Bombay à Pompidou par exemple où la multiplication des genres et des supports explorés par l’artiste renvoient à  l’ouverture de l’art indien à l’art occidental.

Les P.O.F (prototype d’objet en fonctionnement) que l’artiste inventorie de manière systématique sont des objets inventés, inutiles donc indispensables. Le P.O.F n°65 est un ballon carré en cuir, édité à 8 exemplaires à 3000 euros ; l’artiste s’est mis lui-même en situation dans la vidéo (voir la vidéo ci-dessus) qui accompagne chacun des P.O.F et qui explique le mode de fonctionnement de cet objet dérisoire érigé en sculpture lorsqu’il est exposé en musée.

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En 10 ans, sa cote a quintuplé même si ses peintures sont encore abordables autours de 15 000 euros en salle. Ses dessins, médium privilégié par l’artiste intégré parfois à ses peintures, atteignent les mêmes prix. Entre la peinture et le dessin, choisissez le dessin, genre traditionnellement secondaire mais plus représentatif du travail de l’artiste.

 

 

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Louis Cane Artiste peintre français vivant

Posté par naitsirch le 12 juillet 2011

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Membre de Supports Surfaces (voir article déjà publié), Louis Cane utilise le tampon comme Viallat, l’emprunte d’une éponge, pour notamment s’affranchir de toute référence à la réalité. Mais à la différence de l’éponge de Viallat, Cane profite du tampon pochoir pour transmettre sa conception de l’artiste, aux premiers mots « LOUIS CANE ARTISTE PEINTRE » est ajouté le terme « français » à une époque où l’art américain domine et où l’art français semble s’essoufler. Provocation et prise de position. Il faut citer également la série des Sol / Mur, des toiles libres abstraites, monochromes à première vue, accrochées au mur, se poursuivant au sol, qui a profondément marqué les années 70-80. Une oeuvre typique de Supports Surfaces de l’artiste français peut se négocier en dessous de 4000 euros.

 

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L’Art contemporain et la Côte d’Azur, 1951-2011 au MAMAC de Nice

Posté par naitsirch le 6 juillet 2011

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Pendant tout l’été et jusqu’en novembre prochain, les artistes de Supports Surfaces et leurs suiveurs sont exposés au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice. Claude Viallat (voir article de juin dernier), Louis Cane, Daniel Dezeuze, quelques membres importants de cette Ecole de Nice (artistes originaires de la région) ont expérimenté une peinture en dehors du châssis traditionnel, privilégiant le travail sur la surface, la couleur et la forme, préoccupations issues du groupe BMPT (Buren, Moisset, Parmentier, Toroni).

Les oeuvres de ces artistes ont marquées l’art des années 50-60 et continuent d’influencer les artistes d’aujourd’hui. Albert Chubac, autre membre de cette Ecole de Nice (même si l’artiste est suisse) et cotoyant Raysse, Ben et plus tard se rapprochant du Nouveau Réalisme, réalise de jolies petites pièces vendues aujourd’hui à des prix abordables. Huiles sur toiles libres, assemblage d’éléments en carton toujours libérés du cadre classique du tableau, collages de papiers découpés varient de 100 à 2000 euros.

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Un slip de General Idea à 350 euros

Posté par naitsirch le 24 juin 2011

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General Idea est un collectif de trois artistes dans les années 70 : Felix Partz et Jorge Zontal aujourd’hui disparus et A.A Bronson qui continue le travail du groupe.  

Leur pratique artistique est pluridisciplinaire (peintures, sculptures, photographies, vidéos, installations, modes, design, magazine) et multi thématique (sexe, archéologie, figure de l’artiste).

A la fin des années 70, les premiers signes de l’épidémie du SIDA apparaîssent aux E.U. En réaction à la maladie, General Idea imagine un corpus d’oeuvres intitulées Aids transposées sur tous les supports : huiles sur toile, papier peint, scupture, objets dérivés. Des affiches se déploient rapidement sur les murs des villes des E.U et dans le monde à la manière du terrible virus qui emportent deux des trois artistes canadiens en 1994.

GDM propose un multiple Jockey Short shopping bag, slip en coton sur panneau en bois garni de fruits et légumes, à 350 euros, tiré à 100 exemplaires.

 

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